« On n’est pas des animaux quand même ! », « Oh ! Je suis pas ton chien ! ».
On les a déjà entendues ces phrases devenues hyper communes dans la vie de tous les jours. Moi-même je les ai déjà prononcées, alors que j’ai le plus grand respect pour les animaux, moi, carnivore. Ce sont ces phrases illustrant si bien que l’humain a des droits et qu’il doit être respecté, tout en se mettant au-dessus de ces animaux qu’il utilise à son gré pour exprimer son inconfort dans certaines situations.
Et pourtant. Il y a quelques jours, je suis tombée sur une vidéo probablement devenue virale depuis. Celle d’un garçon nain en pleurs à cause d’une énième journée de harcèlements. Ces insultes quotidiennes poussent l’enfant à demander un couteau à sa mère pour qu’il mette fin à ces jours.
La vidéo est touchante, mais pas dans le bon sens. Et cela n’a rien à voir avec le fait que cet enfant soit atteint de nanisme. Ce qui est touchant, choquant, écœurant, c’est que le harcèlement est devenu une norme. Pour s’intégrer à un groupe social, enfant, adolescent ou adulte, il faut presque faire preuve d’autant de cruauté que ces humains s’estimant meilleurs que des animaux.
Certains enfants/adolescents mal dans leur peau rejettent leurs complexes sur d’autres plus vulnérables. Tout est prétexte à critiquer, à se moquer. Chaque jour, les situations se répètent et se ressemblent, créant petit à petit un mal-être profond chez la personne harcelée.
Où est passée l’acceptation de l’autre ? À quel moment avons-nous oublié d’éduquer nos enfants ? Pourquoi les autorités compétentes ne prennent-elles pas de mesures drastiques ? Et la justice dans tout ça ?
Alors, effectivement, nous ne sommes pas des animaux, car, eux, valent bien mieux que la plupart d’entre nous.
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