vendredi 12 février 2010

Voo pouvez l'imaginer ?


À l'approche de la Saint-Valentin, beaucoup de commerciaux essayent de booster les ventes de leurs produits grâce à des publicités plus ou moins choquantes. C'est le cas pour Voo. Je l'ai remarqué cette semaine, à la gare. Au début, je n'y ai pas vraiment fait attention. Puis, à force de la voir partout, j'ai décidé de l'analyser. Et je me suis rendue compte qu'au plus je la scrutais, au plus elle m'écœurait, me choquait. Pourquoi ? Eh bien pour trois raisons.

Premièrement, le slogan.
- La version masculine : "Plus d'une valentine à fêter ? Voo a un pack pour chacune"- La version féminine : "Plus d'un valentin à fêter ? Voo a un pack pour chacun"

Où est passé le principe de fidélité ? D'accord, notre société évolue, les moeurs changent, les points de vue divergent de plus en plus, mais quand même! Je ne dis pas qu'il faut avoir une opinion naïve à ce sujet, mais ce n'est pas une raison pour passer d'un extrême à un autre. Même si ce genre de pub fait vendre et grimper le chiffre d'affaire, ce n'est pas une raison pour promouvoir l'infidélité dans le couple. Choquer n'est pas une condition de vente. Par exemple, l'année passée à cette même période, on pouvait lire ici et là sur des panneaux publicitaires "Emmenez votre puce faire un saut" ou "Emmenez votre chou à Bruxelles". Ces slogans n'étaient pas choquants, mais ils marquaient. Pas de raison, donc, de mettre en valeur une certaine "liberté" dans le couple le jour de la Saint-Valentin pour gommer le côté gnangnan de cette fête.


Deuxièmement, l'effet visuel de l'affiche.
Prenons d'abord l'image destinée aux hommes. Cette bimbo refaite jusqu'à la bouée est le parfait stéréotype de la blonde peroxydée de "Alerte à Malibu" qui est selon moi, dépassé. Non, c'est vrai, il revient à la mode dès qu'une certaine Pamela Anderson expose ses bouées personnelles en public. Là, soyons francs, les mecs pensent à autre chose qu'à la virilité de David Hasselhoff. Plus sérieusement, depuis quand l'idéal féminin est une femme qui se distingue par le nombre d'interventions chirurgicales qu'elle a à son compteur plutôt que par le nombre de chemises repassées ? (ne me méprenez pas, si on veut faire dans le ridicule et le cliché, n'y allons pas avec le dos de la cuillère)
Maintenant, analysons celle qui concerne les femmes. La vache, c'est quoi ce type ?! Pourquoi on n'a pas un David Charvet en torse nu et musclé? Non, nous, on nous refile un gars en costume qui ne montre rien de bien croustillant et qui plus est, se trouve être marié ! Si ! Regardez bien l'affiche : on peut voir un anneau entourant son annulaire. Vous en connaissez beaucoup des hommes qui portent une seule et unique bague à ce doigt-là, juste pour le fun ? Non ? Eh bien moi non plus ! Du coup, quel est le message ici ? Qu'est-ce qui est pire : le fait qu'un homme marié ait plusieurs cadeaux à faire lors de la journée internationale de l'amour ou que les femmes (pas forcément célibataires) préfèrent passer leur Saint-Valentin en compagnie d'un homme déjà casé ?


Troisièmement, le sexisme de l'affiche.
Certains pourraient y voir une analyse de l'amour "libre" de notre génération. Cependant, même en me forçant à déceler un certain humour bien caché derrière cette publicité, je ne peux m'empêcher d'y voir du sexisme pur et simple appuyé par deux stéréotypes; l'un ultra-complexant pour la plupart des femmes et l'autre illusoire pour la plupart des hommes. Le premier est assez déstabilisant pour la majorité de la gent féminine. En effet, quand vous vous comparez avec ces femmes qui n'ont aucun défaut (ou supposées ne pas en avoir), il est tout à fait logique que vous ayez des envies de meurtres, surtout si vous ne vous sentez pas à la hauteur. Le deuxième pose aussi un problème. Voyez, sur l'affiche, l'homme qui est représenté semble avoir une belle carrière, de l'argent et du succès. Le message est simple : selon votre apparence, on pourra vous classer dans la catégorie "Riche", "Beau", "A du succès", etc. Donc, si vous travaillez assez pour arriver à la tête d'une société, avoir du succès, être riche, avoir une secrétaire, etc., vos aurez réussi. Ah, et ce mythe de la secrétaire... incroyable qu'il passe encore celui-là. Mais on revient très vite à la réalité et boum! Avec ce genre de publicité, les deux sexes prennent une belle torgnole.

Finalement, les dirigeants de Voo auront bien réussi leur coup. Mais qui pourrait les blâmer de vendre leurs produits ? Tout ce qu'ils font, c'est s'adapter à la société moderne. C'est ce qui m'a poussé à me poser des questions : comment en est-on arrivé là ? Pourquoi devoir tabler sur des défauts humains pour augmenter des vente s? Pourquoi les gens ne réagissent-ils plus à autre chose que du scandale ? Comment se fait-il que le jour de la Saint-Valentin, on arrive à soulever le problème de l'infidélité ? Je ne peux pas vraiment répondre à ces questions. Enfin, si, je peux y répondre. Je veux simplement tenir mes réponses secrètes, afin de pouvoir garder cette naïveté du "Pour toujours, pour le meilleur et pour le pire". Avec ce genre de publicité, on ne nous permet plus d'être rêveur et innocent. C'est pourtant ce qui importe : rêver. C'est ce qui nous aide à minimiser les conséquences des désillusions que nous offre volontiers notre société.


Chouk@

vendredi 8 janvier 2010

Merci

Pour commencer l'année, je voulais vous raconter le petit moment de pur bonheur que j'ai passé aujourd'hui. C'est tout bête, c'est gentil, c'est innocent.

J'ai un chien, un golden retriever. Il est vraiment adorable, surtout quand il a l'air con, comme aujourd'hui.

Je vous explique : les fêtes de fin d'année sont passées, mais nous laissons toujours les décorations de Noël jusqu'à la mi-janvier. C'est pourquoi un Père Noël (le faux bien sûr, le vrai demandait trop cher en location) grimpe à la fenêtre de ma chambre.
Voilà le contexte.

Maintenant, l'histoire. J'étais en train d'étudier (ah ces périodes de blocus, quand elles nous tiennent) et mon chien était avec moi, en haut, dans ma chambre. D'un coup, il se lève et commence à grogner en direction de la fenêtre. J'étais tellement bien concentrée que je percute pas tout de suite. Je lui dit encore de se taire, alors que le malheureux voulait simplement me protéger de l'invasion du gros joufflu au costume rouge. Ding, ça y est le franc (ou l'euro ? je suis plus vraiment, moi, avec toutes ces réformes!) est tombé. Et là, je me mets à rire pour la chose la plus simple du monde.

C'est tout ce que je voulais vous dire. J'ai passé un moment agréable, sans chis-chis, sans artifices et c'est ce que je vous souhaite aussi.

Je voulais simplement vous montrer que tout ce qui nous entoure mérite de l'attention.
Regardez-autour de vous. Le monde est figé, sans couleurs. Il ne tient qu'à vous de le ranimer et d'y accorder de l'importance.

J'espère que cette année vous apportera tout ce dont vous rêvez et beaucoup de bonheur, bien sûr.

Je voudrais également vous remercier, vous mes lecteurs, vous qui assurez peut-être sans le savoir l'avenir du blog.

Bonne année à tout le monde !

Chouk@

dimanche 27 décembre 2009

Informaticosociopatite aiguë

Nous y voilà ! Mes chers lecteurs, nous sommes à l'aube de la fin de la première décennie du deuxième millénaire. Vous vous souvenez, il y a 10 ans de ça tout le monde criait sur tous les toits que la fin du monde était proche, que si la Terre ne mourrait pas d'un coup, les voitures voleraient, les gens seraient devenus des robots, il n'y aurait plus de nature, plus de verdure, etc. ?

Eh bien, dix ans après ce "cap" de l'année 2000, que s'est-il passé ? RIEN. Si bien sûr, il y a eu les divers attentas, la hausse des prix du pétrole, Ben Laden, le terrorisme, la crise économique et j'en passe. Puis il y a eu aussi quelques héros. Mais je ne les citerai pas, car ils font bien pâle figure devant les vilains méchants qui pourrissent notre société. Dans le camp des méchants, cela dit, il y a tout de même des gens assez intelligents. Si si ! Prenez le cas des "hackers", ces fous d'informatique qui font chavirer vos ordinateurs comme les pirates (les vrais, les durs, les tatoués avec le perroquet et tout le tralala) font chavirer des navires au large des côtes somaliennes. Je ne vais pas vous parler des "hackers", évidemment. Je vais plutôt parler de quelques mésaventures bien connues des gens qui ne comprennent rien à l'informatique.

Nous sommes en général à la merci de ces férus d'informatique qui nous rendent le quotidien plus difficile. Par exemple, un pirate qui a envie de trifouiller à votre connexion (un exercice de base pour eux, mais un vrai Rubik's Cube pour nous) va vous faire ça les doigts dans le nez et les orteils qui tapotent sur le clavier, et vous allez passer pour un gros pigeon parce que vous n'allez rien comprendre à ce qu'il vous arrive. C'est là que le fabuleux système d'exploitation Windows fait des siennes et vous "aide". Alors, qu'est-ce qu'il me raconte celui-là ? "Impossible de connecter "PC de Bilou" au réseau". Ouais, ok, je suis bien avancée maintenant. Heureusement, Bill Gates avait tout prévu. Il y a une option "obtenir de l'aide en ligne". Génial ! Mais espèce de débile ! Je sais pas me connecter !! Comment je fais ? Beh je prie pour que mon pote Ben réponde à mon message. (Ben est doué en informatique).

Autre cas de figure. Le grand Windows dit : "X a rencontré un problème et doit fermer". Forcément, ce sont des choses qui arrivent quand vous êtes en train de travailler sur un truc pas très important à la base, mais qui le devient parce que vous avez trois mois de retard. Donc, là, vous vous dites que ce cher Bill n'aurait jamais dû appeler son système d'exploitation Windows, parce que ça vous donne des envies qui coûtent cher. Donc, vous attendez que le rapport d'erreur s'affiche et vous cliquez sur "envoyer". Je sais pas vous, mais perso, j'ai parfois envie de l'envoyer en recommandé parce que je sais toujours pas si les 458219 autres sont arrivés à destination.

Encore un autre, mais cette fois-ci, Windows n'est pas la cible. C'est plutôt l'antivirus ultra-connu qui commence par "a" et fini par "vast" (ouais, j'ai déjà dit que j'essayais de limiter la pub sur mon blog). Celui-là est pas mal. Quand vous obtenez votre version gratuite du logiciel et que vous avez enfin reçu la clé de licence qui vous permet de l'utiliser, reste plus qu'à l'installer. Jusque là, tout va bien. Vous faites votre petite analyse, ça va "aucun fichier malveillant détecté". Donc, vous continuez à surfer et à télécharger, jusqu'au moment où vous entendez une alarme de dingue et vous frôlez la crise cardiaque. Vous la connaissez tous : "Attention! Il y a un virus sur votre ordinateur". Et je l'ai remarqué aujourd'hui, en dessous de la phrase en gras, il est indiqué de ne pas s'inquiéter. On nous demande, à nous les nuls de l'informatique de ne pas nous inquiéter... Maintenant que j'y pense, faudrait peut-être que j'aille rendre visite à mon pote Ben à l'hôpital, il a eu un infarctus en réparant mon pc...

Tout ça pour dire qu'après 10 années remplies de tout et de rien, nous sommes toujours aussi impuissants face à l'inconnu. Alors, qu'on arrête de se prendre la tête parce qu'en 2012, selon le film, tout le monde va mourir et qu'en 2050, selon les scientifiques, la Terre mourra littéralement et nous avec. Sauf si d'ici là, on aura trouvé un moyen de commercialiser les voyages spatiaux et qu'on aura trouvé une nouvelle forme de vie sur GFE-12b, une nouvelle planète. Ah non, merde, on aura pas le temps! Reste plus qu'à lire "Comment éviter une mort inévitable pour les nuls". Bonne lecture !

Chouk@

dimanche 8 novembre 2009

Oh, 'y en a plus !

-Neuf personnes sur dix aiment le chocolat. La dixième ment-

"Oh, 'y en a plus !" Je suis sûre que cette phrase revient assez souvent dans une semaine. Beh oui, vous savez, vous allez chez Delhaize, GB, Carrefour, Match (les grandes surfaces en somme), vous achetez un paquet de, mettons, Chokobons. Les paquets sont assez grands, donc, pour gagner de la place dans le sac vous videz le paquet dans ledit sac (avouez-le, tout comme moi, vous mettez vos Chokobons dans un endroit sûr, qui n'est donc pas l'armoire à bonbons, cela va de soi, pour ne pas qu'ils soient dévorés par quelqu'un d'autre). Mais ! Là, en général, on ne sait pas où on en est dans ses comptes. En bref, vous ne comptez pas le nombre de Chokobons que vous mangez, vous vous dites qu'il y en a encore bien un dans le fond du sac ou, éventuellement, dans la couture, mais non. Vous vous êtes jetés sur le dernier, sans le laisser fondre dans la bouche et vous voilà, avec ce goût délicieux qui vous titille les papilles gustatives et une seule pensée : "Meeeeeeeerde ! C'était le dernier ! Oh, 'y en a plus !"

Si les publicitaires de Axe ont eu la brillante idée d'inclure un compteur dans chaque coffret de leur déodorant, pourquoi ce n'est pas le cas pour les andouilles de Kinder ? Un clic à chaque Chokobon mangé, c'est quand même pas compliqué ! On éviterait les mauvaises (Kinder) surprises et les cacas nerveux en fin de journée parce que le quota de Chokobons à manger sur la journée n'a pas été atteint !

Le message que je veux faire transparaître est le suivant : si les lumières de Kinder ne se décident pas à apporter une solution à ce gros problème, la firme aura de sérieux ennuis ! Nous mettrons un terme à l'emprise qu'a Kinder sur le monde entier! Et on ira chez Côte d'Or (par le chemin, il y a un nouveau "Côte d'Or au Speculoos"... À essayer d'urgence). Ouais, les gars, rêvez pas, une vie sans chocolat, c'est improbable : les filles en ont besoin pour diverses raisons (qui seront expliquées prochainement) et les garçons pour éviter que les filles ne leur fassent une tête comme un chou-fleur parce qu'elle n'ont pas eu leur dose de chocolat.

-Est-ce que la maman d'un œuf de Pâque, c'est une poule en chocolat ?-

Chouk@

lundi 2 novembre 2009

Tic, toc... it's time for a consultation !

Mes chers lecteurs, je vous ai bien délaissés ces derniers temps. J'ai finalement fait ce que je m'étais promis d'éviter : laisser mon blog à la dérive. Mais, je ne le ferai plus ! Promis ! Croix d'bois, croix d'fer, si j'mens, j'vais en enfer (vous voyez, je connais la chanson). Que soit, ce n'est pas pour vous rappeler les formules de notre enfance que j'ai repris la plume... mmmh... Les touches... ? 'Sonne moins bien que la plume quand même... Ouais, bon, soit, que je rédige un nouvel article, on évitera ainsi les quiproquos.

Je disais donc, ce n'est pas pour vous rappeler les formules de notre enfance, mais bien vous signaler deux-trois petites choses. Des égarements de l'esprit, un trouble mental dans lequel l'esprit se fixe sur un seul point; une obsession, une idée fixe. Tiens, ça m'rappelle un petit chien blanc... ok, je sors.

Bref, je vais aborder ce sujet qui, finalement, nous concerne tous. Des manies, des TOC qui sont rarement agréables à vivre, encore moins pour ceux qui doivent supporter les "toqués", appelons-les comme cela. Je tiens à préciser que l'emploi de ce terme n'est absolument pas péjoratif, vu que ce texte est avant tout là pour amuser et que je suis moi-même toquée. Nous allons voir comme il peut être assez comique de regarder des toqués...

Une petite liste de ceux que j'ai observé vont pouvoir vous aider à comprendre pourquoi :

- Un des plus grands TOC est bien sûr le rangement. Qu'il soit opéré par ordre alphabétique, par couleur, par taille, par nom, par catégorie ou en bordel (si, si, le rangement "en bordel" existe), tout le monde range ses affaires de façon un peu spéciale.
Perso, mes affaires sont classées par ordre alphabétique (en ce qui concerne DVD, CD, etc.) et par taille pour tout ce qui peut être mis dans la catégorie "magazines" (en partant du plus grand qui se trouve à la base de la pile jusqu'au plus petit qui, lui, se retrouve au sommet, cela va de soi). Si vous trouvez une certaine logique à ce que je dis, c'est que vous êtes dans la même galère. Eeeeet si !

-Celui-ci est souvent repéré chez les gens un peu tête en l'air. C'est celui qui vous fait marcher pour rien, avoir le cœur qui s'arrête de battre pendant un millième de seconde, qui vous fait pousser des cheveux blancs avant l'âge. Vous savez, celui qui déclenche une petite voix dans votre tête qui répète sans cesse : "T'es sûr(e) d'avoir éteint la TV ? Et la lumière ? Meeeerde, je crois qu't'as oublié de fermer la porte ! Re-meeeerde, t'as pas verrouillé ta bagnole !" Et j'en passe. Ah vous voyez, vous commencez à vous dire : "Ah ouais, c'est vrai". Quand je vous dis qu'on est tous fous.

- En voilà un pour les maniaques. Vous vous souvenez du gars ou de la femme (dans ce cas-ci, ce sera probablement de la femme dont vous allez vous rappeler) qui passait toujours derrière vous quand il/elle vous demandait de ranger quelque chose, de laver quelque chose, de vider quelque chose. Vous savez, cette mère qui regarde toujours très attentivement ce que vous faites et qui attend le bon moment pour vous dire : "Ouais, c'est bon, laisse-moi faire, de toute façon, on peut jamais rien te demander !". Alors, vous vous en souvenez? Eh beh vous êtes devenu comme vot' mère !

- Voici un de mes préférés. Le col blanc qui est en retard pour son staff meeting (oui, aujourd'hui réunion du personnel ça fait un peu con), mais qui doit quand même se taper les transports en commun parce que sa femme a décidé de prendre la voiture ce jour-là. Vous voyez lequel ? Mais si, celui qui regarde sans cesse l'horloge de la gare dans l'espoir que le train va arriver plus vite s'il engueule sa montre en lui disant d'avancer plus rapidement. Il marche dans tous les sens avec son petit attaché-case et dès que le train arrive, il fonce comme un taureau dans le wagon de 2ème classe, parce que, sa femme a oublié de lui donner son abonnement de train de 1ère classe...

- Il est sympa aussi celui-là. Celui-ci, c'est un fait indubitable, c'est universel (je ne compte bien évidemment pas les gens ponctuels dans cette catégorie). Vous l'avez certainement déjà remarqué, tellement il est gros (le TOC, pas le gars qui l'a).
Situation : le matin, parfois, les gens sont en retard. Cependant, le lit les ayant accueillis à draps ouverts la veille, il ne veulent pas se défaire de leurs couvertures toutes chaudes, surtout en hiver. Ils doivent logiquement quitter la maison vers 8h30 pour arriver aux alentours de 9h30 sur le lieu de travail. Pour cela, ils se lèvent à plus ou moins 7h30. Mais ! Ils se disent qu'ils peuvent grappiller encore quelques minutes de sommeil. Le réveil a déjà sonné 6 fois et à chaque fois, ils l'ont éteint. Et là, c'est même pas la panique. Il est 8h20 et ils se disent : "Roh ! Mais, en fait, j'ai l'temps ! Je peux encore déjeuner, me doucher, me laver les dents, préparer mes tartines pour ce midi, le café je le prendrai en route". Sauf qu'ils sortent de la maison entre 9h et 9h15 et que le café, dans leur course, il sera renversé sur la moquette du bureau ET sur la chemise blanche en arrivant.

- Celui-ci n'est pas évident à repérer, mais un fois que c'est fait... Vous devez bien observer les gens qui marchent. Souvent, ils sont seuls et n'ont donc rien à dire. Mais ils ne sont pas inactifs pour autant. Non, non, en fait, leur esprit reste concentré sur un chose précise : le nombre de pas qu'ils font. Et ça marche aussi pour les gens qui montent des escaliers ou les descendent, au choix. Si vous les rejoignez pendant un moment de concentration extrême, ils ne vous remarqueront même pas. Ou alors, si vous attendez une réponse de leur part, vous aurez droit à un glorieux : "mmh-mmh".

- Allez, un petit dernier pour la route. Il est assez sympa à regarder. À vivre aussi, si on a un peu d'humour. Ici, je prendrai le cas des étudiants montois. Pourquoi ? Et bien, parce qu'à Mons, on a les Intras Muros, autrement dit, les navettes gratuites. Elles roulent sur trois circuits différents : le A, le B, le C. Les EIIiens prennent, en général, le A, pour aller à la gare ou la Paile d'Or. Il faut savoir que l'arrêt de bus n'est pas à côté de l'école. Il se trouve tout de même à une centaine de mètres ou plus de l'établissement. Il faut aussi savoir que les étudiants sont assez feignants. Il faut également savoir qu'à Mons, les rues, elles montent et elles sont pavées (je dis bien "elles montent" parce que, peu importe la destination, on doit jamais les descendre, comme par hasard).
C'est là que commence le spectacle. À un moment donné, tandis que vous marchez sur le trottoir qui longe l'EII, vous pouvez apercevoir un étudiant passer à toute vitesse en criant : "J'ai pas l'temps, j'prends un A!". Quelques minutes plus tard, il va y avoir un échange de sms : " Ouf, j'ai eu le bus !", "Mais, tu vas où que tu courrais comme ça ? Il est à peine 14h00 !". Là, 2 réponses possibles : 1) à la gare... 2) à la Paile...
Moralité de cette histoire : l'étudiant moyen est prêt à sprinter un 400 mètres digne des jeux olympiques pour attraper un bus (dans lequel il respirera comme un bœuf pour récupérer un minimum de souffle) et arriver à destination en 5-10 minutes alors qu'il pourrait marcher 1500 mètres à son aise en même pas 20 minutes. Oui, ça m'est déjà arrivé, et alors ?

Voilà, tout est dit. En attendant, ne faites pas attention à ceux qui vous traitent de fous parce que vous avez des manies assez... spéciales. Je ne dis pas non plus que vous ne devez pas faire d'efforts pour les réprimer. Mais ne les faites pas complètement disparaître, parce que je n'aurai plus de distraction quand je serai toute seule.

Chouk@