jeudi 11 juin 2009

Face bouc

Facebook... Quel phénomène ! Ce qui est important à savoir, c'est qu'il permet d'agrandir son réseau social et les amis de mon réseau social sont nombreux. Et oui, actuellement, ils ne sont pas moins de 204. J’ai de la chance, parce qu’à l’heure actuelle, la cote de popularité s’estime grâce au nombre d’amis collectés sur ce réseau social. C’est vrai, je l’ai remarqué, je suis plus célèbre : je dis bonjour à deux fois plus de personnes que l’année passée. Et tout ça, grâce à mon réseau social. Et au réseau social de mes amis. Et aussi au réseau social des amis de mes amis. Le problème est qu’on ne connait pas plus tous ces amis que le voisin qui fait un boucan pas possible à trois heures de l’après-midi le dimanche avec ses foutus outils de jardin (sauf avec la tondeuse, parce qu’il sait que c’est interdit le dimanche).


C’est pourquoi il est tout à fait possible, dans ce réseau social, de trouver pleins de choses amusantes à faire pour découvrir la vie des autres. Nous pouvons notamment utiliser les différentes applications qu’offre le site. Chouette ! nous pouvons voir à combien de pour cents les gens nous connaissent ou nous aiment! Chouette ! nous pouvons découvrir ce que les gens répondent aux questions nous concernant (bien que je n’ai jamais su comment voir si un tel ou un tel avait un faible pour moi, ou qui estimait que j’étais de bonne compagnie… -.-‘) Chouette ! nous pouvons aller voir les « pets » des autres pour admirer leur style vestimentaire (et franchement, ça vaut parfois le détour !). Chouette ! nous pouvons faire pleins de tests qui nous montrent si on est meilleurs que nos amis. Chouette ! nous pouvons faire d’autres tests qui nous révéleront le nom de notre prince(sse) charmant(e), le nombre d’enfants qu’on aura, la star à laquelle on ressemble le plus ou encore si on est plus wallon ou flamand (et les Bruxellois alors ? Ils comptent pour du beurre ? Nom de … ! Que soit). Chouette ! on peut se réjouir de l’existence complètement inutile de certaines applications telles que « bisous », « hugs » et j’en passe. Chouette ! Ca sert à rien.


Finalement, nous ne les connaissons pas plus grâce à cette pléthore d’applications les gens de notre réseau social. En bref, j’ai donc une liste interminable d’outils mis à ma disposition afin de découvrir qui est le zinneke qui m’a envoyé une invitation sans que je ne le connaisse ou que je ne lui demande.


Mais, en somme, j’m’en fous, moi, de ce pauvre type qui cherche désespérément des amis. S’il en veut vraiment plus dans son réseau social, je veux bien lui donner ceux que j’ai en trop. Certes, mes amis, les vrais, ne se comptent pas sur les doigts d’une seule main. Le nombre de « réseau social » que j’ai écrit dans ce texte correspond, d’ailleurs, plus ou moins aux personnes sur qui je peux réellement compter. Et je préfère avoir à mes côtés un fan de Bourvil, une fille qui pense qu’Elvis n’est pas mort, une autre fille qui ne peut s’empêcher de se mettre dans des caisses ou autres types de rangement, encore une autre qui a la même couleur de cheveux que moi (et il faut bien le préciser, si, si! ), une autre qui est Coréenne et que j'accueille toujours comme un pingouin, une autre dont le surnom ressemble à de la neige, un type qui passe sa vie au B7, un autre qui râle comme un pou dès qu’on ne suit pas bien les règles de la belote (ou pire, du whist !), une blonde qui adore le orange, un gars qui tient pour le standard (mais on l’aime bien quand même), un autre qui parfois se prend pour Elvis et qui complète son CV jour après jour, un autre qui est chauve (mais c’est pas de sa faute) ou encore un dernier qui se travestit dès qu’il en a l’occasion. Je préfère savoir qu’ils sont là en toute circonstance et pas seulement pour savoir si j’ai fait leur saloperie de test ou si j’ai les ai ajouté dans mon foutu réseau social.


Chouk@

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