mardi 24 décembre 2019

J’ai encore adopté un chat


J’ai mis du temps à écrire cet article, parce que je me rends compte que mon deuxième chat est arrivé à la maison en juillet 2017. Cela fait déjà deux ans. Qu’est-ce qui m’a pris ? Je me le demande encore maintenant quand je vois les deux abrutis foutre le boxon chez moi. Mais que voulez-vous, j’ai un cœur d’artichaut.

Le deuxième chat s’appelle Pim’s. Tout comme Scotch, il vient du refuge de l’Arche de Noé à Maisières. Je n’ai pas choisi son nom non plus et je n’ai pas voulu le changer pour pouvoir raconter son histoire à tous ceux qui me demande pourquoi j’ai choisi ce nom-là.
Pim’s était déjà au refuge quand j’ai accueilli Scotch. Il n’y est pas resté trop longtemps. Une jeune fille l’a en effet adopté pour avoir de la compagnie dans son kot. Le problème est que Pim’s était « sauvage », « agressif » et il « hurlait ». Cette jeune fille a donc décidé de le ramener au refuge. Pim’s a ensuite intégré une famille d’accueil en attendant une adoption définitive.

Pendant deux ans après l’adoption de Scotch, j’ai continué à consulter le site du refuge en espérant que les matous que j’avais rencontrés et déjà vus sur le site aient entre-temps été adoptés. Quelques-uns avaient heureusement trouvé leur nouvelle famille, d’autres malheureusement pas encore. Pim’s faisait partie de ceux qui n’avaient pas encore rencontré leur destin.

Sans lire sa description, je voyais sa photo à chaque visite. Curieuse, j’ai décidé de creuser un peu. Là, mon cœur d’artichaut s’est brisé. Je me suis dit que c’était horrible d’adopter un animal et ensuite de le ramener sans lui laisser une chance de s’adapter. Ayant vécu l’expérience avec Scotch, c’était pour moi totalement inadmissible.

J’ai donc hésité pendant environ huit mois. Et puis je me suis dit que j’allais demander des informations. Puis je me suis dit que si je demandais des informations, j’allais probablement craquer. Donc, j’ai craqué. J’ai pris contact avec le refuge pour adopter Pim’s.

C’est là que j’ai appris qu’il était en famille d’accueil. J’ai donc envoyé un message à la famille d’accueil dans l’espoir d’adopter ce petit chat d’un an et demi à l’époque. La famille m’a dit que Pim’s était très peureux, qu’il mangeait des petits poissons fumés, qu’il ne fallait pas laisser traîner de plastique traîner, qu’il « hurlait » parfois, etc.  

Sincèrement, je me suis dit : « merde, qu’est-ce que tu fous ? C’est quoi ce dingue ? Et Scotch ? Réfléchis bien quand même ! » Après quelques secondes de panique totale, j’ai inspiré, expiré plusieurs fois. J’ai confirmé le rendez-vous à la famille d’accueil. Pim’s est arrivé chez moi le 20/07/2017. Tout comme Scotch, il a changé ma vie.

C’était laborieux, au départ. Il a fallu plusieurs mois avant que je puisse le toucher, avant qu’il me fasse confiance, avant qu’il s’adapte complètement. Petit à petit, il a appris à se laisser approcher. Il imite carrément Scotch, c’est fou. Après un certain temps, chaque semaine apportait son lot de petites victoires.

Aujourd’hui, Pim’s vient sur mes genoux et réclame des caresses en me miaulant dessus. On parle d’ailleurs souvent de politique. Et de croquettes. Ouais, priorités, quoi. Pas plus tard que la semaine dernière, il a commencé à manger ses bonbons en les prenant de ma main. Chaque jour, je découvre Pim’s un peu plus.

Ça fait bateau, mais c’est tellement vrai : ils me rendent 1 000 000 de fois ce que je leur donne. Si je peux vous donner un conseil, c’est d’adopter en refuge dans la mesure du possible. Armez-vous de patience, ça ne va pas toujours être facile. Mais qu’est-ce que c’est gratifiant ! La relation qu’on développe avec ces animaux est formidable et dépasse toutes les attentes qu’on peut avoir.  

Pour rien au monde je ne reviendrais sur mes décisions d’adopter les deux dingos. Ces deux décisions-là sont de loin les meilleures que j’ai jamais prises.


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