dimanche 3 juin 2018

J'ai adopté un chat


Quand j’ai emménagé en 2015, je quittais la maison de mes parents où il y a presque toujours eu des animaux. Malheureusement, le 16 juin 2015, Elliott, notre chien, est décédé. Le 24 juin 2015, je quittais donc la maison le cœur gros.  

Les mois qui ont suivi étaient assez compliqués. C’était vide, sans vie. Puis, après mûre réflexion, j’ai décidé d’adopter un animal. En tant que personne plutôt chiens, j’ai naturellement eu l’envie d’adopter un chien. Y ayant bien réfléchi, je n’aurais pas pu m’en occuper correctement. Mes horaires de travail et mon train de vie ne s’y prêtent en effet pas.

J’ai bien réfléchi à nouveau. En toute logique, je me suis tournée vers les chats. Dans un premier temps, j’ai voulu acheter un chaton. J’ai fait quelques recherches sur internet et j’ai trouvé la race qui me plaisait. Après une discussion houleuse avec mon portefeuille, j’ai plutôt décidé d’adopter un chaton. J’ai erré sur différents groupes facebook dans l’attente d’un coup de cœur. Ça a duré quelques mois. Pas de coup de cœur. J’en ai discuté beaucoup avec mon entourage, et on m’a conseillé d’élargir mon champ de recherche.

J’ai ainsi découvert plusieurs associations et refuges pour animaux. Il y en a beaucoup plus qu’on croit en Belgique (je vous mets une liste non exhaustive en bas de l’article). J’ai eu mon coup de cœur chez l’Arche de Noé ASBL (repris dans la liste).



La photo du chat m’a tout de suite tapée dans l’œil. Il avait l’air calme, apeuré certes, mais docile. J’ai donc contacté le refuge pour une visite.

Le 29 décembre 2015, lendemain de mon anniversaire, je me suis rendue au refuge avec Cécile, ma meilleure amie. Le but était de faire connaissance avec le chat et de connaître sa personnalité et ses particularités. Je suis arrivée à l’accueil où j’ai demandé à voir Scotch. Là, la dame m’a dévisagée en me demandant si j’étais sûre. Je lui ai confirmé que c’était le chat que je voulais voir et elle m’a tout de suite mise en garde. Elle m’a informée qu’il était assez peureux et qu’il n’était pas facile du tout à approcher. Elle a ajouté qu’il n’était pas très sociable. Bonne entrée en matière, en somme. Sûre de mon coup, je lui ai signifié que c’était bien lui que je venais voir. Une jeune fille m’a accompagnée vers la pièce où se trouvaient les chats.

Une fois arrivée là-bas, j’ai regardé autour de moi et j’ai aperçu Scotch dans le renfoncement de la pièce, au fond dans le coin. J’ai essayé de l’approcher, mais il se collait tellement au mur, qu’il est devenu le mur. J’ai abandonné l’idée de le toucher et j’ai fait un tour de la pièce pour voir d’autres chats. J’ai discuté avec Cécile et j’ai vu d’autres chats, mais Scotch me restait en tête. Après plusieurs dizaines de minutes, je suis revenue vers la jeune fille et lui ai dit que c’était Scotch, et pas un autre.

On s’est donc dirigé vers le bureau pour ce que je pensais être une réservation. La dame m’a demandé une dernière fois si j’étais sûre, je lui ai répondu par l’affirmative. Et là, bardaf, c’est l’embardée. Elle m’a demandé si j’avais tout ce qu’il fallait pour Scotch. J’ai eu une montée de stress et, dans ma tête, ça donnait ça : « Mais t’es malade ou quoi ? J’ai absolument rien chez moi qui ressemble à un truc pour chat ! Je suis pas prête pour ça moi, je venais juste pour voir ! C’est quoi ce traquenard ? Mais sortez-moi de là ! » Devant la dame, ça a plutôt donné ça : « Non, je n’ai pas encore tout ce qu’il faut » Là, elle m’a répondu que le Tom&Co n’était pas loin et que je pouvais revenir dès que j’avais tout ce qu’il fallait. À ce moment-là, mon cerveau est passé en mode pilotage automatique.

Je suis allée chez Tom&Co, je suis ressortie avec plein de trucs : jouets, bonbons, couvertures, nourriture, arbre à chat, grattoirs, brosse, bac à litière, litière, caisse de transport. Tout, j’ai tout pris. Et la patience de Cécile y est passée. J’avoue que je me suis arrêtée devant chacun de ces articles en lui demandant son avis et en me demandant si ça allait plaire au chat… Soit, chacun ses tracas. Hé, je suis pas venue ici pour souffrir, ok ?

Je suis retournée à l’Arche de Noé où la jeune fille m’a accueillie. Je suis retournée voir Scotch avec la caisse de transport. La jeune fille a attrapé le fauve, non sans peine ni quelques griffes et me l’a confié. J’ai remercié les bénévoles du refuge et suis partie à la maison avec MON chat.

Cécile est restée avec moi (je l’en avais suppliée), ce qui m’a aidé à me calmer un peu. Il faut savoir qu’adopter Scotch a été pour un moi un gigantesque pas en avant dans ma vie d’adulte. Cela signifiait que je devenais responsable d’une vie et qu’il ne fallait pas que je me loupe. Quand Cécile est partie, le stress est revenu. Scotch et moi, on s’est regardé, il m’a soufflé dessus, je lui ai parlé pour le calmer, il m’a grogné dessus, je l’ai laissé tranquille.

Depuis ce début en fanfare, c’est génial. Il a fêté ses trois ans le 1er juin 2018. Il est très sociable, il adore les câlins, il dort avec moi. C’est un amour.

Jamais ô grand jamais, je n’ai regretté mon choix. C’est pour ça que j’ai réitéré l’expérience. Mais c’est une histoire pour un autre article.

Je vous mets des photos, parce que mon chat, c’est le plus beau.



 



 
 

 

 


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