Quand j’ai
emménagé en 2015, je quittais la maison de mes parents où il y a presque
toujours eu des animaux. Malheureusement, le 16 juin 2015, Elliott, notre
chien, est décédé. Le 24 juin 2015, je quittais donc la maison le cœur gros.
Les mois
qui ont suivi étaient assez compliqués. C’était vide, sans vie. Puis, après
mûre réflexion, j’ai décidé d’adopter un animal. En tant que personne plutôt
chiens, j’ai naturellement eu l’envie d’adopter un chien. Y ayant bien
réfléchi, je n’aurais pas pu m’en occuper correctement. Mes horaires de travail
et mon train de vie ne s’y prêtent en effet pas.
J’ai bien
réfléchi à nouveau. En toute logique, je me suis tournée vers les chats. Dans
un premier temps, j’ai voulu acheter un chaton. J’ai fait quelques recherches
sur internet et j’ai trouvé la race qui me plaisait. Après une discussion
houleuse avec mon portefeuille, j’ai plutôt décidé d’adopter un chaton. J’ai
erré sur différents groupes facebook dans l’attente d’un coup de cœur. Ça a
duré quelques mois. Pas de coup de cœur. J’en ai discuté beaucoup avec mon
entourage, et on m’a conseillé d’élargir mon champ de recherche.
J’ai ainsi
découvert plusieurs associations et refuges pour animaux. Il y en a beaucoup
plus qu’on croit en Belgique (je vous mets une liste non exhaustive en bas de l’article).
J’ai eu mon coup de cœur chez l’Arche de Noé ASBL (repris dans la liste).
La photo du
chat m’a tout de suite tapée dans l’œil. Il avait l’air calme, apeuré certes,
mais docile. J’ai donc contacté le refuge pour une visite.
Le 29
décembre 2015, lendemain de mon anniversaire, je me suis rendue au refuge avec
Cécile, ma meilleure amie. Le but était de faire connaissance avec le chat et
de connaître sa personnalité et ses particularités. Je suis arrivée à l’accueil
où j’ai demandé à voir Scotch. Là, la dame m’a dévisagée en me demandant si j’étais
sûre. Je lui ai confirmé que c’était le chat que je voulais voir et elle m’a
tout de suite mise en garde. Elle m’a informée qu’il était assez peureux et qu’il
n’était pas facile du tout à approcher. Elle a ajouté qu’il n’était pas très
sociable. Bonne entrée en matière, en somme. Sûre de mon coup, je lui ai
signifié que c’était bien lui que je venais voir. Une jeune fille m’a
accompagnée vers la pièce où se trouvaient les chats.
Une fois
arrivée là-bas, j’ai regardé autour de moi et j’ai aperçu Scotch dans le
renfoncement de la pièce, au fond dans le coin. J’ai essayé de l’approcher,
mais il se collait tellement au mur, qu’il est devenu le mur. J’ai abandonné l’idée
de le toucher et j’ai fait un tour de la pièce pour voir d’autres chats. J’ai
discuté avec Cécile et j’ai vu d’autres chats, mais Scotch me restait en tête.
Après plusieurs dizaines de minutes, je suis revenue vers la jeune fille et lui
ai dit que c’était Scotch, et pas un autre.
On s’est
donc dirigé vers le bureau pour ce que je pensais être une réservation. La dame
m’a demandé une dernière fois si j’étais sûre, je lui ai répondu par l’affirmative.
Et là, bardaf, c’est l’embardée. Elle m’a demandé si j’avais tout ce qu’il fallait
pour Scotch. J’ai eu une montée de stress et, dans ma tête, ça donnait ça :
« Mais t’es malade ou quoi ? J’ai absolument rien chez moi qui
ressemble à un truc pour chat ! Je suis pas prête pour ça moi, je venais
juste pour voir ! C’est quoi ce traquenard ? Mais sortez-moi de là ! »
Devant la dame, ça a plutôt donné ça : « Non, je n’ai pas encore
tout ce qu’il faut » Là, elle m’a répondu que le Tom&Co n’était pas
loin et que je pouvais revenir dès que j’avais tout ce qu’il fallait. À ce
moment-là, mon cerveau est passé en mode pilotage automatique.
Je suis
allée chez Tom&Co, je suis ressortie avec plein de trucs : jouets,
bonbons, couvertures, nourriture, arbre à chat, grattoirs, brosse, bac à litière,
litière, caisse de transport. Tout, j’ai tout pris. Et la patience de Cécile y
est passée. J’avoue que je me suis arrêtée devant chacun de ces articles en lui
demandant son avis et en me demandant si ça allait plaire au chat… Soit, chacun
ses tracas. Hé, je suis pas venue ici pour souffrir, ok ?
Je suis
retournée à l’Arche de Noé où la jeune fille m’a accueillie. Je suis retournée
voir Scotch avec la caisse de transport. La jeune fille a attrapé le fauve, non
sans peine ni quelques griffes et me l’a confié. J’ai remercié les bénévoles du
refuge et suis partie à la maison avec MON chat.
Cécile est
restée avec moi (je l’en avais suppliée), ce qui m’a aidé à me calmer un peu.
Il faut savoir qu’adopter Scotch a été pour un moi un gigantesque pas en avant
dans ma vie d’adulte. Cela signifiait que je devenais responsable d’une vie et
qu’il ne fallait pas que je me loupe. Quand Cécile est partie, le stress est
revenu. Scotch et moi, on s’est regardé, il m’a soufflé dessus, je lui ai parlé
pour le calmer, il m’a grogné dessus, je l’ai laissé tranquille.
Depuis ce
début en fanfare, c’est génial. Il a fêté ses trois ans le 1er juin
2018. Il est très sociable, il adore les câlins, il dort avec moi. C’est un
amour.
Jamais ô
grand jamais, je n’ai regretté mon choix. C’est pour ça que j’ai réitéré l’expérience.
Mais c’est une histoire pour un autre article.
Je vous
mets des photos, parce que mon chat, c’est le plus beau.















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