J’ai changé
d'adresse. Là aussi, ça a l’air simple, mais en réalité, ça ne l’est pas.
On va la
faire courte : j’ai notifié mon changement d’adresse dès que j’ai
emménagé, l’agent de quartier a mis deux mois et demi à l’attester.
En gros,
j’ai dû téléphoner à peu près 17 fois pour avoir l’agent de quartier
responsable de mon dossier en ligne. Oui, entre congés normaux, congés de
maternité, maladie et autre excuses, il s’est écoulé pas moins de deux mois.
Pour vous situer, le flic de l’accueil me reconnaissait au son de ma voix
quand j’appelais le commissariat…
Étant donné
que mes horaires de travail ne me permettent pas une grande flexibilité,
j’avais convenu d'un rendez-vous avec un agent. J’avais précisé être présente à
mon domicile un samedi à partir de 14h. L’information ajoutée à mon dossier, je
pars sereine faire quelques courses ce fameux samedi matin. À ma grande
surprise, aucun agent ne se pointe chez moi.
Je
retéléphone le lundi matin au commissariat où on m'explique que le gars est passé à 11h. Dans l'énervement et l'exaspération, je me retrouve à menacer l’agent que
j’ai eu en ligne après trois transferts de porter plainte (RAF, à ce moment-là, j’ai peur de
rien). Le lendemain, mon agent de quartier me contacte, m’annonce que la
visite n’est plus nécessaire et qu’elle va signer le papier. Après deux mois et
demi, mon changement d’adresse est enfin officiel.
C’était en
2015. Aujourd’hui, en 2018, quelqu’un a noté mon adresse comme étant la sienne.
Je reçois donc du courrier de quelqu’un qui n’est apparemment pas au courant de
son erreur. Je suis allée sonner chez les voisins qui ne répondent jamais. Le
changement de nom sur la boîte aux lettres n’est toujours pas fait. J’ai
téléphoné au commissariat trois fois, et rien ne bouge. Au moins, j’ai eu
l’occasion de chercher des boîtes aux lettres dans Mons pour retourner le
courrier à l’expéditeur. Si jamais j’en ai besoin, je sais où elles sont. C’est
déjà ça.

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